Droit à l'éducation

Aujourd'hui en Colombie, 6 millons de personnes ont dû fuir des zones dangereuses (on les appelle les "déplacés" ou "desplazados").

1 200 000 enfants de ces "déplacés" (en grande majorité  à cause du conflit armé)  se voient privés d'accès à tout système éducatif...  11% des enfants colombiens ne reçoivent aucune éducation...

Medellín

Située en altitude, au coeur de la Colombie, MEDELLIN est surnommée la "ville de l’éternel printemps" ou "ville des fleurs". C’est la seconde ville du pays en nombre d'habitants (avec plus de 4.6 millions), et un des moteurs économiques national.


Actualité

Distribution de bons cadeaux de 100.00 Pesos Colombianos à chaque enfant du centre PIN PON, et réactions des enfants et des familles.  Action réalisée par WEI Charity.   Regardez la VIDEO ici.

Le centre Pin Pon, quartier Santo Domingo (1985-2015)

Le quartier

 

C'est dans un quartier déshérité de Medellín, Santo Domingo que notre association a soutenu le centre PIN-PON  pendant 30 ans (1985-2015).


Aujourd'hui, ce quartier est devenu plus calme grâce à l'implantation du "métrocable", téléphérique qui permet aux habitants du quartier de descendre rapidemment dans la vallée et de pouvoir se rendre, via la connexion au métro qui traverse la ville, partout dans Medellín.

La situation des familles du quartier s'est sensiblement améliorée, et même si certaines restent en situation de précarité, la grande majorité des enfants du quartier sont aujourd'hui alimentés et instruits quotidiennement.






Le centre PIN PON

C'est Nicolas, un colombien d'origine modeste (pris en charge enfant et "sauvé" de la rue par une association similaire à la notre), qui gèrait bénévolement le centre PINPON, secondé par une cuisinière, Angela, appointée par notre association. Très sensible à la situation des enfants de son quartier, il a pu accéder à un emploi qualifié et est responsable d'une bibliothéque dans un autre quartier de Medellín.

 

Recrutement des enfants

Les enfants étaient choisis directement par Nicolas dans la quartier. La condition pour entrer au centre était la volonté d'intégrer plus tard l'école. L'entrée au centre était très demandée et il était souvent difficile pour Nicolas de choisir les enfants. Pour le bon fonctionnement du centre, le nombre d'enfants était limité à 35.

Fonctionnement

Le centre était ouvert toute la semaine. Matériellement, il assurait aux enfants un repas équilibré par jour et il leur offrait la possibilité de trouver à toute heure un endroit calme et la possibilité de jouer et d'étudier à l'écart de la violence et de la promiscuité de leurs logis.

Une aire de jeu avait été aménagée sur le toit et les enfants avaient à leur disposition des livres.

Apports scolaires

Deux jours par semaine, Nicolas se dégageait de ses obligations profesionnelles à la bibliothèque pour donner bénévolement aux enfants les notions scolaires de base.

Notions d'hygiène

Les notions d'hygiène élémentaires, comme le brossage des dents, font également partie des objectifs de noter association. Nous tenions à jour l'évolution de la taille et du poids des enfants.

Vie sociale

La vie sociale tenait également une part importante au centre PINPON. Des sorties étaient organisées régulièrement (parc, piscine) et donnaient l'occasion aux enfants de voir autre chose que la violence de leur quartier. Les anniversaires étaient tous fêtés.

La vie sociale, ce sont aussi les tâches ménagères. Chaque enfant, chaque famille doit assurer sa part; Grandir Ensemble souhaite développer leur sens des responsabilités.

Informations aux parents

Nous invitons régulièrement les familles des enfants, et organisons également des réunions afin de les sensibilser aux différents problèmes de santé, d'hygiène et d'éducation.

 

Mais l'apport le plus important, pendant ces 30 années, a sans doute été l'affection réelle que Nicolas a porté et porte toujours aux enfants de son quartier, dont beaucoup n'ont plus de père.